Les Enthéogènes.
Ce que vous appelez Dieu, je l'appel l'attention.
Ce que vous appelez conscience, je l'appel le mystère... Et je n'en parle pas.
Nisagardatta Maharaj
Le terme « enthéogène » est un néologisme créé en 1979 par un groupe d'ethnobotanistes et de professeurs en mythologie (Carl A. P. Ruck, Jeremy Bigwood, Danny Staples, Richard Evans Schultes, Jonathan Ott et Robert Gordon Wasson) pour qualifier les substances traditionnelles qui permettent d'entrer en transe et de connaître des états mystiques ou extatiques. Le terme « enthéogène » est construit à partir du grec, (entheos) qui signifie « inspiré, possédé, rempli du divin » et (genesthai) signifiant « devenir ». Ainsi, un enthéogène est une substance qui est la cause d'une inspiration, d'une sensation ou d'un sentiment à connotation spirituelle ou divine.
Largement
prohibés en occident, ils sont pour la plupart largement plébiscité en
Amérique latine (L'Ayahuasca fait partie du patrimoine de l'humanité au
Pérou).
En plus de leur usage spirituel traditionnel, les substances enthéogèniques intriguent de nombreux scientifiques et font l'objet de recherches en neurologie et en psychiatrie.
Elle est aussi efficace pour le traitement de l'algie vasculaire de la face (céphalée extrême qui résiste à presque tous les traitements actuels)
Ainsi que pour le traitement de l'anxiété et de la dépression relative à la mort chez les patients cancéreux : le professeur Griffith de l'université de Hopkins a démontré que la psilocybine contenu dans certains champignons hallucinogènes a fait ses preuves lors de tests sur des patients déprimés atteints de cancer en phase terminale. D'après cette étude, l'usage contrôlé de psilocybine induit une diminution de l'anxiété chez le patient, une meilleure acceptation de la peur de la mort ainsi qu'une amélioration de l'humeur, une diminution voire une suppression de la dépendance
Concernant l'Ayahuasca et le diméthyltryptamine (DMT) qu'il contient, il s'utilise dans le traitement des toxicomanies, en particulier au centre Takiwasi, par le médecin français Jacques Mabit à Tarapoto au Pérou, ou se poursuit depuis 22 ans des résultats probants sur ces recherches. Un non lieu lors d'un procès en 2005 et une mise en garde de la Mivilude (2009), n'interrompent pas les investigations. L'étude des liens entre médecine occidentale et médecine traditionnelle amazonienne trouve dans ce centre thérapeutique un terrain de recherche fécond.
Concernant le Peyotl et la mescaline qu'il contient il ne provoque pas non plus de dépendance physique. Aucun cas de décès directement lié à la mescaline n'a jamais été recensé. Utilisée dans un contexte traditionnel (chamanique) ou dans le cadre d'un groupe religieux comme l'église des Indiens Natifs aux États-Unis (NAC), elle possède des propriétés anti-addictives, permettant de lutter contre l'alcoolisation des populations.
Concernant le venin de Bufo Alvarius et de la 5emo-dmt qu'il contient (En magazin ici) c'est sans aucun doute le psychédélique connu le plus puissant. Si l'expérience est acceptée par l'individu, celui-ci sait alors (sans doutes possibles) que son essence se situe au delà du temps (éternelle) et de fait il se retrouve libérée des angoisses de la mort en une seule prise. (c'est le Nirvikalpa-Samadhi du monde Hindouiste) Il est l'Enthéogène par excellence
Toutes ces substances ne devraient toutefois pas être prises sans un accompagnement adapté, nos villes regorgent de "psychonautes" qui ont tout compris de la vie et crisent quand ils n'ont pas leurs bédos.
Et pour finir, l'ortie, la grenouille Kambo, le soleil, l'iboga... Pour ne parler que des plus connus, sont autant d'enthéogènes que mère nature nous offre.
Pour s'investir dans cette médecine c'est ici

